Moins de 100 jours avant la 62e édition de l’Eurovision, la capitale ukrainienne se prépare à accueillir les festivités. “Un projet titanesque”, selon Victoria Romanova, responsable de la production de l’Eurovision à la télévision nationale. 

La scène principale de l’Eurovision. Crédit: UA:PBC

Du 9 et 13 mai prochains, les yeux des Européens seront rivés sur Kiev. Après la victoire de Jamala pour sa chanson 1944 à Stockholm en 2016, la capitale ukrainienne s’apprête à accueillir le concours de l’Eurovision. Pour la deuxième fois depuis 2005, la ville déploie de gros moyens pour cet évènement qui sera retranscrit à la télévision dans une cinquantaine de pays.

L’événement coûtera 22 millions d’euros. 15 millions seront financés par l’Etat, et les 7 millions restants par Kiev. C’est un projet titanesque et nous y mettons tous nos moyens“, explique Victoria Romanova, chef de la production de l’Eurovision à la télévision nationale ukrainienne NTU. Si l’Etat se charge de la partie télévisée de l’Eurovision, la municipalité, elle, est responsable des questions logistiques comme les transports, le logement ou encore les divertissements annexes.

Pour cette seconde compétition en Ukraine, le show final se déroulera au Centre d’exposition international de Kiev. Des navettes seront spécialement mises en place entre l’immense salle et le centre ville et les transports publics seront gratuits le jour des compétitions.

Le centre de 58.000 mètres carrés, lui, sera divisé en trois pavillons distincts: un premier pour la scène et les coulisses, un deuxième pour le public et un troisième pour la presse. Un village Eurovision, éclaté sur plusieurs sites de capitale, sera également construit, incluant des fan-zones, des performances musicales en plein air et des écrans géants.

C’est l’occasion de promouvoir la culture ukrainienne, de doper l’économie et de faire les gros titres d’une manière positive, en parlant d’autre chose que de la guerre“, se réjouit la responsable de la télévision ukrainienne,.

La compétition se déroulera dans le centre d’exposition de Kiev. Crédits: Stijn Smulders (EBU)