Croire ou ne pas croire, pratiquer ou non, seul ou à plusieurs, en Ukraine tout est permis. L’article 35 de la Constitution de l’Ukraine donne à chacun le droit à la liberté religieuse. L’Eglise et les institutions religieuses sont séparées de l’Etat et de l’école. Aucun culte n’est reconnu par l’Etat comme obligatoire, ce qui laisse place à une grande diversité : une cinquantaine de religions sont enregistrées dans le pays.

  • Quelles sont les principales religions ?

L’Ukraine est majoritairement un pays chrétien. Les Eglises les plus puissantes sont l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou et l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev. Ce sont elles qui ont le plus grand nombre de paroisses, d’organisations religieuses et d’institutions de formation.

Mais il y a aussi côté chrétien l’Eglise orthodoxe autocéphale ukrainienne ou encore l’Église gréco-catholique.

On trouve également en Ukraine la troisième communauté juive d’Europe, cinquième communauté juive du monde. Les Juifs ukrainiens vivent surtout dans les grandes villes, comme Kiev, Odessa ou Kharkov.

Enfin, les Musulmans sont quelques millions en Ukraine. La plupart sont installés en Crimée : ce sont les Tatars, qui s’opposent à l’annexion de leur région par la Russie, et qui de ce fait sont l’objet de nombreuses persécutions.

  • Religion et politique

Malgré la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les différents cultes peuvent jouer un rôle important dans la vie politique du pays. En 2014, l’Eglise greco-catholique et l’Eglise orthodoxe dissidente se sont impliquées dans la révolution, en militant pour le rapprochement avec l’Union européenne. Au contraire, l’Eglise orthodoxe officielle, celle dite du patriarcat de Moscou, a été un soutien actif du président Viktor Ianoukovitch.

Ce militantisme ne date pas d’hier. Déjà en 2004, lors de la « révolution orange », les Eglises de l’Ouest avaient apporté leur soutien au candidat pro-occidental, contre le candidat pro-russe, ce même Ianoukovitch.